Les avatars de Sherlock Holmes

Publié le par Yan

Premier volume d’une série de recueils consacrés aux pastiches du plus célèbre des détectives de papier, Les avatars de Sherlock Holmes joue la carte de la parodie. En commençant par la première du genre, celle de James M. Barrie, alors encore futur auteur de Peter Pan, qui, en 1891 décide de faire sortir Holmes de ses gonds.

Car c’est un point commun à la plupart de ces parodies : il s’agit de mettre Holmes à l’épreuve, de se moquer de sa morgue et de sa suffisance, de remettre en question ses méthodes, de le prendre en défaut ou de le caricaturer outrageusement. Le Charlot Keumz de Robert Barr dans « Le Mystère de Pegram » est à ce titre particulièrement réussi, de même que le particulièrement amusant « Une énigme pragmatique », de John Kendrick Bangs qui se plaît à user d’un nonsense total dans la manière dont Holmes présente ses déductions tout comme dans la chute de l’histoire.

Il y a dans ce petit recueil de quoi se divertir intelligemment pendant une heure ou deux. C’est malin, gentiment outrancier, indéniablement agréable.

Les avatars de Sherlock Holmes (extraits de The Big Book of Sherlock Holmes Stories, 2015), Rivages/Noir, 2017. Traduit par Frédéric Brument et Jean-Paul Gratias. 139 p.

 

Publié dans Noir britannique

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The Cannibal Lecteur 23/01/2017 21:16

Hello^^

Je l'ai lu dimanche après-midi, pas encore fait ma chronique, mais en effet, c'est plaisant, ça se lit vite, mais ça ne casse pas trois pattes à un canard... ;-)