L’Agence Secrète, d’Alpert Canigüz

Publié le par Yan

Alpert Canigüz délaisse dans L’Agence Secrète sont héros détective de cinq ans, Alper Kamu, pour offrir un roman une nouvelle fois hors des sentiers battus, flirtant avec le polar, la romance et la science-fiction.

Voici donc Musa, publicitaire au chômage, un peu alcoolique, un peu fleur bleue. Recruté par une agence au mystérieux nom d’Agence Secrète doté d’un tout aussi mystérieux unique client, l’École du Bonheur Intergalactique, Musa s’aperçoit d’abord que son nouvel employeur est un chat. Puis que des choses étranges se trament dans ces bureaux où il fait trop froid et dont certaines portes ne s’ouvrent que grâce à un code tapé sur un clavier portant des caractères inconnus. Si les collègues féminines sont charmantes – et même un peu trop pour le cœur d’artichaut de Musa – les collègues masculins sont bizarres. Et quand l’un d’eux est poussé du haut de son immeuble sous les yeux du jeune publicitaires, les choses commencent à vraiment mal tourner. Une conspiration est à l’œuvre, mais qui tire les ficelles ? Superman ? Des extraterrestres ? Une officine d’espionnage ultra-secrète ? Le prince Charles ?

Intrigue échevelée, personnages hauts en couleurs et interrogations existentielles ; on retrouve dans L’Agence Secrète les ingrédients qui ont fait le succès du décalé Alpert Canigüz. Pourtant, lent à se mettre en place, manquant parfois de cohérence, ce nouveau roman peine à véritablement tenir la longueur. Amusant d’abord, il finit par s’embourber dans une intrigue qui se traîne un peu avant de s’emballer soudainement pour entrer dans un délire qui tranche tellement avec ce qui précède que l’on en vient à se demander si l’auteur lui-même sait vraiment où il va. Le double twist final semble montrer que oui, en fait, Canigüz savait où il allait, mais si cela fait sourire c’est sans convaincre pour autant.

Alpert Canigüz, L’Agence Secrète (Gizliajans, 2012), Mirobole, 2016. Traduit par Célin Vuraler. 247 p.

Du même auteur sur ce blog : L’assassinat d’Hicabi Bey ; Une fleur en enfer ;

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zazy 17/04/2016 21:57

Celui-ci, il me le faut aussi. MIrobole, une maison que j'adore